Je me suis cousue plusieurs robes, cet été, toutes en jersey :) Avant de me mettre à la couture, la plupart de mes hauts étaient en jersey ; je ne suis pas une fille à blouse, ni à chemisier. Le jersey est confortable et permet d'obtenir un rendu près du corps (ce que j'apprécie particulièrement pour les manches). Alors, sans trop le préméditer, c'est souvent vers le jersey que je reviens ! Même pour des robes sans manches...

Je vous présente donc deux robes aujourd'hui, la toile et la définitive. L'idée de départ était de trouver un modèle convenant à un jersey Liberty en viscose, acheté au printemps. Avec un Liberty, l'enjeu est à chaque fois de trouver le bon modèle pour équilibrer un imprimé très présent ! Je suis partie sur la robe dos-nu, déjà cousue ici, du livre Mes indispensables en maille.
Liberty = toile, même si j'avais déjà cousu ce modèle, ma première version était dans un jersey sans élasthanne, donc non fiable pour mon Liberty hyper extensible...

Pour ma version d'il y a 3 ans, j'avais cousu la taille 38, et avec mon jersey non extensible, c'était tout juste. J'ai pris depuis un peu de poids, je suis donc partie pour faire une toile portable en taille 40, que voici : 

 

image 193

image 194

image 195

image 196

image 197

Patron : Robe dos-nu du livre Mes indispensables en maille
Taille : 40
Matériel : jersey viscose du marché au tissu de Mulhouse

Je l'ai cousue, et tout de suite portée une journée : la première évidence était que la ligne de couture de la jupe arrive vraiment bas sous le ventre, et qu'elle descendait encore au fil des heures... Pour les bretelles aussi, j'ai repris plusieurs fois, et je n'ai d'ailleurs pas encore osé les couper car j'avais l'impression que c'était provisoire (allez comprendre, je ne risque pourtant pas d'avoir besoin de les rallonger...).

Bref, mon jersey était vraiment trop extensible, avec celui-ci j'aurai largement pû garder la taille 38...

Ce que je n'ai remarqué que sur les photos, c'est que j'ai tellement resserré les bretelles que la jupe est déformée au dos... Bref, mon jersey c'est un peu du chiffon... Et puis visiblement, un soutien-gorge sans bretelles serait mieux !

Il a ensuite quand même fallu décider si je pouvais me mettre à couper mon Liberty : le test n'étant pas totalement concluant, il aurait presque fallu récidiver (le test), mais le Liberty était moins extensible que mon jersey de test, et aussi de meilleure qualité. Je suis donc partie à nouveau sur une taille 40 (plus rassurant d'ailleurs de risquer de faire  trop grand que trop petit !), en me disant que la différence de tissu pouvait régler les défauts du test...

La voici :

image 198

image 199

image 200

image 201

image 202

image 203

image 204

Patron : Robe dos-nu du livre Mes indispensables en maille
Taille : 40
Matériel : jersey (viscose) Liberty Ellie Ruth de chez Motif personnel.

Au final :

- Même problème d'extensibilité, la ligne de couture de la jupe était vraiment basse. Cela posait quand même problème parce que cela fait ressortir le ventre, et encore plus avec le motif Ellie Ruth qu'avec le jersey uni.

- J'ai repris de beaucoup les bretelles pour remonter la robe, et je n'ai pas non plus osé couper l'excédent, je le ferai l'été prochain ;)

- Le bord de la partie jupe est en cercle, et à vif. Il devient moins net avec le lavage, mais pour l'instant mes tests d'ourlet roulottés sont trop raides (et modifieraient la fluidité), et je ne vois pas de meilleure finition...(si vous avez un bon conseil ?)

Pour essayer d'améliorer le seyant de la robe, j'ai fait des tests pour remonter le milieu devant, car finalement c'est surtout là que la couture est placée trop bas. Il y a eu des échecs, et au final, j'ai repris la couture sous le buste de manière à enlever quelques centimètres au milieu devant, mais pas sur les côtés. J'ai laissé la couture provisoire (mais qui tient), parce que je me demande s'il ne faut pas encore raboter... Mais comme c'ést une opération plutôt définitive, j'avoue ne pas trop oser passer le cap :) Quand c'est coupé, c'est trop tard...

Au bout du compte : malgré mon test, l'ajustement n'est pas gagné, c'est vraiment compliqué, d'arriver au bon seyant !! J'aime plutôt cette robe, que j'ai pas mal portée en septembre ; mais il faudrait peut-être quand même remonter la limite de la jupe (?)... Ou bien a-t-elle en fait besoin d'un jersey plus ferme ? Bref...


A demain, pour discuter patrons !

Post scriptum :
Non, non, non, non, non... J'ai rédigé cet article dans la nuit de mardi à mercredi... Mercredi matin je me suis, encore, retrouvée à pleurer... C'est comme si les idéologies et visons du monde négatives, aggressives, erronées, étaient toujours plus fortes, plus promptes à se diffuser... Et elles le sont peut-être, car elles demandent moins d'effort d'analyse, de recul, moins d'efforts tout court... Elles se nourrissent de nos sentiments négatifs, de nos peurs, de nos colères, de nos frustrations. Toutes les émotions sont pourtant légitimes, mais ce qui importe, c'est ce qu'on en fait, ce qu'on décide d'en faire, ce qu'on a appris à en faire.... Je suis enseignante, alors ma conviction est que l'éducation permet de progresser dans ce domaine-là. Pourtant, mon sentiment est que ce n'est qu'une goutte d'eau...
Ce mercredi matin, à 8h15, plutôt que de continuer à m'informer sur l'inévitable, j'ai préféré sortir pour prendre soin de notre jardin dévasté par les sangliers. Motte après motte, j'ai commencé à le remettre à l'endroit. Un travail de fourmi, mais qui avance peu à peu... Je tenterai bien de généraliser cette dernière phrase, mais ce matin...
A 8h40 je suis rentrée pour sortir bébé du lit. Sourires, comme toujours. "Elle et où Léa ? Elle et où Aphël ? Elle et où Papa ? Chante la lune maman ! CHANTE LA LUNE !!!". En ce moment, il arrive presque chaque jour à me faire rire ; même ce matin-là... Alors je me suis perdue quelques instants dans son odeur à me dire que le formidable peut tout à fait coexister avec le désespérant.