L'avantage d'habiter près de la forêt est qu'il est facilement possible de diminuer le risque de ridicule en situation d'auto-portrait. J'avais prévu de commencer en disant que j'avais peut-être moins peur du ridicule que ce que je pensais, mais ce n'était pas tout à fait exact ; le fait est que je choisis des endroits à risque assez faible. 

Cela dit, il vaut parfois mieux ! Cela me permet d'aller au bout d'une lubie :) En l'occurence, la lubie était d'aller en forêt (pas bien loin, 15 minutes de marche mais chemin caillouteux), par presque 30°C, pour photographier une tenue en talons, collants, veste blanche, et chapeau... Et aussi de me changer pour pouvoir photographier une deuxième fois la tenue dans un esprit plus estival, en sandales et sans accessoire...

Bon, je ne suis pas montée en talons, non, je tiens à mes chaussures tout comme à mes chevilles. Mais je suis montée en collants ; que j'ai cachés par un pantalon. J'avais prévu de mettre des sandales de marche, plus faciles à caser dans mon sac à dos pour la partie photos en sandales de ville ; mais je me suis rendue à l'évidence, les collants qui dépassent des sandales de marche c'est tout de même moyen au moment de croiser les voisins dans leur jardin. Alors j'ai tout caché dans des chaussures de marche. Ce qui fait qu'à l'aller, à part le chapeau à la main et le rouge à lèvres, je n'avais presque pas l'air bizarre. Enfin, le chapeau, c'était bizarre quand même :)

Je ne suis pas non plus montée un dimanche, ce qui réduisait le risque de randonneurs aux seuls retraités, ou aux mamans au foyer qui ont comme moi réussi à caser la totalité de leurs rejetons, mais on ne doit pas être nombreuses à vite monter en forêt dans ces cas-là.

Je n'ai croisé presque personne au final ; juste des marcheuses (retraitées) au moment de mes dernières photos. Je m'en suis bien sortie, parce que je me suis changée deux fois au bord du chemin, et je suis bien contente de n'avoir pas été surprise en culotte au milieu des feuilles mortes. Je n'ai même pas filé mes collants dans les ronces ; ni perdu mes clés que je m'étais obstinée à laisser dans la poche de mon pantalon. Alors, question ridicule, je m'en suis plutôt bien sortie, je crois :) 

Par contre (changement de sujet), j'ai vraiment un problème pour faire la mise au point en extérieur ; j'ai fait vraiment beaucoup de photos avant d'arriver à être nette (j'ai fini par faire une mise au point manuelle, en évaluant mon éloignement de l'appareil). 
Bref. Tout ça, c'était juste pour un débardeur, une petite couture de rien du tout... Mais je l'aime bien, et puis, c'était ma lubie, hein ! En tout cas, je me suis amusée, c'est un peu comme un rendez-vous caché avec moi-même :)

Le vêtement que je vous présente, c'est donc le haut, porté sous la veste dans les premières photos, et plus visible dans les suivantes.

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Patron : modèle 118B du Burda Style d'Octobre 2012.
Taille : 36
Matériel : jersey de viscose acheté chez Bleu des Vosges.
Modifications : suppression des manches
                reprise de 2 ou 3 cm au milieu haut du dos
                reprise d'1 cm envirion sous les bras.


C'est un modèle que j'ai déjà cousu plusieurs fois, et dont j'aime particulièrement le col bénitier. Je l'ai cousu en chaîne et trame comme préconisé ici, puis en jersey ici, ici et ici. J'avais le tissu et le projet depuis l'été dernier, mais c'est le défi col bénitier de Marmotta qui m'a motivée à le rendre prioritaire. Voici la photo que je lui ai envoyée :

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Avec la viscose, il y avait un petit risque que le vêtement soit trop "mou". Mais sans les manches, cela passe... Chaque fois que je le couds en jersey, je coupe la taille 36, et  j'ai à reprendre le haut du dos qui baille. A refaire, je m'aiderai sûrement des conseils de Marmotta, car j'ai eu des soucis pour la finition des emmanchures ; elles sont assez moches, mais le motif cache bien les défauts.
Le patron prévoit que le bas du devant soit dans le biais ; mais je n'avais pas assez de tissu, donc j'ai redressé le tout pour le faire rentrer. Avec du jersey, je ne craignais pas d'être trop serrée.

Je l'ai dit plus haut, je l'aime bien ce haut : le col, les couleurs, les fleurs... Il se porte bien quand il fait chaud ou en association par temps frais ; mes deux autres versions sont d'ailleurs beaucoup portées en mi-saison. Il est certainement un peu plus mou que ce qu'il faudrait, mais je m'en accomode.

Je vous quitte avec une dernière photo, la photo du retour. Je trouve que c'est presque ni vu ni connu, si ce n'est le chapeau, le trépied, et le rouge à lèvres !
A demain, si j'y arrive...

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